Affichage des articles dont le libellé est agriculture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est agriculture. Afficher tous les articles

Pesticides dans les cours d'eau : la situation s'aggrave

Le président Macron confirmait la semaine dernière sa volonté de faire sortir la France du glyphosate en 3 ans. Mais, selon l'organisation France Nature Environnement, qui tire la sonnette d'alarme, "les débats sur le célèbre herbicide ne doivent pas nous faire oublier la question plus globale de la pollution aux pesticides". Car le constat est sans appel : 92% des cours d’eau surveillés sont pollués. Et la récente modification de l’arrêté ministériel censé assurer leur protection ne fait qu’empirer la situation.
Face à l’urgence environnementale et sanitaire, France Nature Environnement lance l’alerte : une quarantaine de recours gracieux ont été déposés par les associations du mouvement, et une pétition circule afin de mobiliser les citoyens sur l’enjeu crucial de la pollution de l’eau.
Protection des points d’eau : l’enjeu des cartes :
 Pour faire face à la contamination généralisée de nos cours d’eau, un arrêté ministériel  imposait depuis 2006 des zones de non traitement (ZNT) : des aires en bordure des points d’eau, sur lesquelles il est interdit d’épandre des pesticides. Cette mesure a fait ses preuves pour limiter la pollution, à condition que la largeur de cette bande soit suffisante, mais aussi que cette mesure concerne l’ensemble de nos points d’eau, même les plus petits. 
Jusqu’ici, cet arrêté concernait l’ensemble des éléments du réseau hydrographique de la carte de l’IGN, une carte incomplète mais qui permettait une protection minimale des points d’eau.  

L'actualité lyonnaise en vidéos :


Seulement, voilà : depuis la modification de cet arrêté, le 4 mai 2017, certaines préfectures ont exclu la carte de l’IGN pour se référer à une carte réduite, établie par les services de l’Etat, en étroite collaboration avec – voire sous la forte pression de – la profession agricole. 
La méthodologie retenue pour établir cette carte, censée reprendre les critères de la définition légale des cours d’eau, est parfois très critiquable. Le choix de la carte de référence est un enjeu de taille, impactant directement la santé des cours d’eau, car tout écoulement d’eau, aussi petit soit-il, aboutit en définitive dans le réseau hydrographique général. En laissant le choix de la carte de référence entre les mains des préfets, l’Etat prend donc le risque d’aggraver la pollution des milieux aquatiques. 
Des cours d'eau sous pression 
Sur le terrain, on constate aujourd’hui une très grande hétérogénéité des définitions des points d’eau retenus par les préfets, amoindrissant l’efficacité de la lutte contre la pollution liée aux pesticides. Un écoulement peut ainsi être protégé dans un département et pas dans le département limitrophe ! Il est impératif que l’arrêté ministériel cadre la définition des écoulements protégés de façon beaucoup plus rigoureuse. 
L’état des lieux laisse peu de place au doute : des résidus de pesticides sont retrouvés dans la quasi-totalité des cours d’eau français, avec des pics relevés localement, qui nécessitent justement une plus grande rigueur. 

Forte mobilisation des associations environnementales. 
En première ligne de la lutte contre la pollution des cours d’eau et face à la pression des syndicats agricoles, les associations de France Nature Environnement ont donc déposé des recours gracieux à l’encontre d’une quarantaine d’arrêtés préfectoraux pour demander une meilleure réglementation. Nombre de ces recours seront ensuite portés devant la justice si les préfets refusent de faire droit aux demandes. 
Pour Benjamin Hogommat, de France Nature Environnement : « Il est temps de faire de ces combats locaux une mobilisation nationale, car la question de la qualité de l’eau est un enjeu environnemental et de santé publique majeur. Nous appelons le Gouvernement à prendre ses responsabilités et modifier l’arrêté du 4 mai 2017 pour garantir une protection des milieux aquatiques digne de ce nom». 
France Nature Environnement a également lancé une pétition, afin d’obtenir une modification de cet arrêté au plus vite.
Lire la suite - Pesticides dans les cours d'eau : la situation s'aggrave

Région : 28000 agriculteurs viennent de percevoir près de 30000€ d'aides en moyenne

Aides PAC 2017, c'est "un retour à la normale qui se confirme", selon la Préfecture qui annonce un versement majeur de l'Europe.
Le 16 octobre 2017, 6,3 milliards d'euros ont été versés sur les comptes des exploitations agricoles françaises au titre du premier versement de l'apport de trésorerie remboursable (ATR) 2017. Il s'agit du plus important versement d'aides agricoles jamais réalisé en France en une seule fois, correspondant au paiement effectif d’environ 88 % du montant total prévu pour l'ATR 2017 (7,2 milliards €). En Auvergne-Rhône-Alpes, ce versement a représenté 738,5 millions d’euros sur les comptes de plus de 25 000 agriculteurs.

Sont concernés par cet apport de trésorerie les agriculteurs ayant demandé des aides de la PAC en 2017 (aides découplées, aides couplées bovines allaitantes et laitières, indemnité compensatoire de handicaps naturels - ICHN, mesures agro-environnementales et climatiques - MAEC et aides à l'agriculture biologique).

L’ATR représente 90% des aides attendues pour les aides découplées, les aides couplées bovines et l'ICHN, et 80% pour les MAEC et les aides à l'agriculture biologique, avec prise en compte de la transparence pour les GAEC. Il a été versé le 16 octobre aux agriculteurs qui ont déposé leur demande d’ATR avant le 20 septembre. Le dépôt des demandes étant possible jusqu'au 15 octobre, le versement de l'ATR se poursuivra dans les semaines suivantes pour les agriculteurs qui ont déposé leur demande après le 20 septembre.

Les coûts liés à la mise en œuvre de ce dispositif destiné à pallier les délais de paiement de certaines aides sont intégralement supportés par l’État. Pour la première fois, l'ATR 2017 inclut les MAEC et les aides à l'agriculture biologique en même temps que le versement de l'ATR lié aux aides du premier pilier et de l'ICHN, ce qui correspond à un paiement nettement anticipé par rapport aux années précédentes.

Une avance représentant 50 % des aides ovines et caprines 2017 a été également versée à partir du 16 octobre 2017. En Auvergne-Rhône-Alpes, ce versement représente près de 6 M€ versé à 3 100 éleveurs bénéficiaires. Ces aides sont les premières à retrouver le calendrier habituel de paiement, ce qui témoigne du respect par le Gouvernement des engagements pris en la matière le 21 juin dernier.

La prochaine étape de la feuille de route fixée par le Gouvernement concerne les paiements au titre de la campagne PAC 2015 des MAEC et des aides à l'agriculture biologique, qui commenceront au début du mois de novembre. En lien avec le Conseil régional, autorité de gestion du FEADER, les services de l’État sont actuellement mobilisés pour tenir cet objectif.
Lire la suite - Région : 28000 agriculteurs viennent de percevoir près de 30000€ d'aides en moyenne

 


Commandez vos produits culturels dans la librairie LYFtv (livraison par Amazon.fr) :

Vous êtes le

ème
visiteur