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Municipales 2020 : le Spiil fait quatre propositions pour encadrer la communication territoriale.

Communiqué du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil) 

L’audience de la communication territoriale (magazines municipaux, lettres d’information par courriel des collectivités…) dépasse depuis une dizaine d’années celle de la presse indépendante locale. 


L’écart se creuse : les médias institutionnels se développent et la presse locale indépendante s’étiole. Ce déséquilibre met en péril la démocratie locale, qui ne peut exister sans une information indépendante et plurielle. En effet, les médias institutionnels ne sont pas indépendants !

Leur ligne éditoriale reflète celle de l’exécutif de la collectivité dont ils dépendent.  
Face à ce danger, le Spiil (Syndicat de la Presse en Ligne) émet quatre propositions, qui visent à mieux distinguer la communication de l’information, à favoriser la transparence et à éviter les distorsions de concurrence.   

1. La com’ territoriale a aujourd’hui plus de moyens et d’impact que la presse locale indépendante 
Ces dernières décennies, le poids de la communication a dépassé celui de l’information locale. À mesure que les journaux fusionnaient ou disparaissaient, les collectivités ont développé un arsenal de médias qui pèse aujourd’hui beaucoup plus que celui de la presse indépendante. Les chiffres régulièrement publiés par Cap’Com, association qui fédère les professionnels de la communication publique et locale, sont édifiants. Selon leur dernière étude sur la presse territoriale (2017), 150 millions d’exemplaires de magazines des collectivités territoriales sont imprimés chaque année, représentant 10% de la presse magazine et 50% de la presse newsmagazine. En moyenne, un foyer reçoit 16 journaux territoriaux par an. 95% des communes de plus de 5 000 habitants éditent un journal, 84% éditent un site, 46% éditent plusieurs supports. 97 % des collectivités qui éditent une publication disposent aussi d’outils numériques pour informer leurs habitants.  
 Selon les baromètres réalisés par Cap’Com depuis 2009, la “presse” territoriale est devenue la première source d’information locale et l’écart se creuse avec la presse d’information indépendante.  Cette domination s’explique par les moyens dont disposent les collectivités pour déployer leurs médias, sans commune mesure avec ceux de la presse d’information indépendante. Même contraints, les budgets municipaux se chiffrent en dizaines de millions d’euros dès qu’une ville passe les 5 000 habitants et si le poids de la communication ne pèse qu’environ 1 % de ce budget total, cela reste très élevé par comparaison aux chiffres d’affaires de nombreux journaux locaux indépendants. 

Selon la dernière étude de Cap’Com, 8 000 personnes travaillent dans la presse territoriale. Dans le même temps, le nombre de journalistes travaillant pour la presse quotidienne régionale (PQR) est passée de 6400 à 5 800 entre 2007 et 2017, selon le baromètre social réalisé pour les Assises du journalisme 2019 par le sociologue des médias Jean-Marie Charon.   

2. Ce déséquilibre pose un problème démocratique 
La communication territoriale est légitime pour faire connaître l’action d’une collectivité, communiquer les informations pratiques aux habitants, promouvoir les initiatives et acteurs locaux, la vie d’un territoire, rendre compte des décisions prises par le Conseil municipal... Elle ne peut remplacer une information indépendante effectuée sur la base d’un travail journalistique car il s’agit par définition d’un outil de communication directement lié à l’exécutif de la collectivité. Au fil des pages, s’y déroule une présentation positive et orientée de l’action de la majorité sans pluralisme des points des vue hormis des mini-tribunes de l’opposition reléguées en fin de journal sur un espace restreint. Sur des sujets qui font débat, comme par exemple un projet urbain, la mise en place d’une délégation de service public ou n’importe quelle décision qui touche au fonctionnement ou aux finances de la collectivité, le citoyen est en droit de bénéficier d’une information pluraliste. Cette information doit porter à sa connaissance non seulement les motivations du chef de l’exécutif mais aussi les réserves éventuelles d’associations ou de l’opposition ; elle doit resituer le projet dans son contexte et permettre à chacun de se forger une opinion. Il importe donc de bien distinguer la communication territoriale de l’information indépendante et de veiller à ce que l’une n’étouffe pas l’autre.   

3. Cette communication cache de l’opacité 
La démocratie locale gagnerait à ce que les données publiques relatives aux décisions de l’exécutif soient mise à disposition en toute transparence. Ceci n’est pas la règle aujourd’hui. Très peu de communes mettent en ligne les délibérations votées en Conseil municipal et il est même souvent difficile de trouver la date et l’ordre du jour du Conseil municipal. Un budget devrait être accessible facilement et intégralement, et pas seulement sous la forme d’un résumé enjolivé et orienté. Alors que les séances de l’Assemblée nationale et du Sénat sont filmées en direct, et que la majorité des conseils municipaux sont enregistrés pour effectuer le compte-rendu, la diffusion - a minima audio - des conseils pourrait être mise à disposition. 
Beaucoup de collectivités qui se dotent de web TV auraient même largement les moyens de filmer leurs séances. Certaines le font, mais elles sont encore très minoritaires.  

4. Propositions  

Proposition 1 : demander une transparence des dépenses de communication 
Demander aux collectivités de produire un rapport annuel détaillant les dépenses de communication, précisant notamment les dépenses relatives aux différents médias (magazines, site Internet, application, web TV…) ainsi que le budget publicité alloué à chaque média local.    

Proposition 2 : encadrer les dépenses de communication 
Ces dépenses pourraient être limitées à un certain montant annuel par habitant.   

Proposition 3 : interdire le recours à la publicité commerciale 
Interdire aux collectivités de recourir à la publicité pour financer leurs médias afin d’éviter des distorsions de concurrence avec les médias indépendants locaux dont le modèle repose en partie sur la publicité, mais aussi les risques de favoritisme ou de conflits d’intérêts entre annonceurs et exécutifs locaux. Cette mesure figurait déjà dans  le rapport du député Giran en 2012.   

Proposition 4 : informer avant de communiquer 
Demander aux collectivités de publier les données brutes relatives aux décisions locales (ordre du jour des conseils municipaux, délibérations, compte-rendu complet des séances, arrêtés…) dans le cadre de relevé des actes mis en ligne dans les 7 jours suivant la décision. Recommander la retransmission filmée ou au moins audio des assemblées délibératives publiques.   

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Créé en octobre 2009, le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil) réunit 190 éditeurs indépendants représentant 200 titres de presse.
Ses objectifs sont de :
• Promouvoir une presse indépendante et de qualité en particulier sur Internet.
• Défendre un cadre juridique et réglementaire qui permette un réel développement économique de la presse indépendante, et assure sa pérennité.
• Participer activement au renforcement d'un métier en pleine évolution.

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Voeux 2019 : Gérard Collomb fera des propositions mais n'annonce pas sa candidature

lyon
 Sur fond de "crise des gilets jaunes" et seulement deux mois après sa démission surprise du gouvernement, l'ex Ministre de l'intérieur est revenu, lors des voeux à la presse, sur la préparation du grand débat national proposé par le Président de la République Emmanuel Macron...
Un débat qui n'aurait pas lieu d'être dans la ville dont il est  le maire, tant celle-ci est selon lui en avance sur toutes les thématiques proposées : politique fiscale, transition écologique, développement économique... Plus qu'un débat, il se verrait bien proposer "un modèle lyonnais"...

Voici le texte des voeux à la presse de Gérard Collomb :
Mesdames et Messieurs les journalistes, Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs, Soyez toutes et tous les bienvenus. Je suis très heureux de vous retrouver pour cette cérémonie traditionnelle des vœux. A chacune et chacun d’entre vous, je présente mes vœux les plus chaleureux de santé, de joie et d’épanouissement, tant sur le plan professionnel que personnel. Et je forme des vœux de réussite pour notre ville, et pour notre pays. Car nul ne peut se prétendre indifférent à la destinée collective.
Ces vœux interviennent dans un moment important, alors que se poursuit le mouvement des gilets jaunes, alors que va se lancer le grand débat national et que le Président de la République vient d’adresser sa lettre aux Français. Ce mouvement des gilets jaunes a, certes, donné lieu à des actes intolérables, des débordements de violence inédits contre des symboles de la République dans les rues de Paris. Mais bien d’autres grandes villes en ont été victimes. Et maintenant, ce sont les journalistes qui sont pris à partie, comme cela a été le cas de vos collègues de LCI.

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Les images diffusées étaient particulièrement choquantes. Je veux redire ici qu’on ne saurait s’attaquer à la liberté de la presse, qui est l’une des conditions indispensables de notre vie démocratique. Mais l’indignation face à ces actes impardonnables ne doit pas cependant nous dispenser de les analyser, au contraire.
Nous devons, collectivement, prendre en compte et tenter de décrypter ce mouvement des gilets jaunes et le malaise qu’il exprime.
Il y a bien sûr parmi eux des militants politiques radicaux. Il y a sans doute des éléments qui, chaque fois, viennent dans les manifestations pour casser et piller. Mais ce mouvement n’aurait pas pu prendre une telle ampleur, il n’aurait jamais pu avoir un tel écho s’il ne reflétait pas la frustration d’un certain nombre de Français. Il y a d’abord cette France des territoires ruraux, celle qui doute de son avenir, qui voit fermer ses usines, ses services publics, ses commerces, qui voit partir ses jeunes. Il faut apporter une réponse aux habitants de ces territoires. Faire en sorte de résorber cette fracture qui peut exister entre métropoles et - pour reprendre l’expression de Christophe Guilluy-, « France périphérique ». Les métropoles sont indispensables pour supporter la comparaison avec les grandes villes d’Europe et même, pour un certain nombre d’entre elles, du monde. Mais la contrepartie de leur développement doit être leur implication dans ce que l’on appelle en Allemagne l’Hinterland, le grand territoire qui les environne.
Or on constate - une étude du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires le montre - que beaucoup sont repliées sur elles-mêmes, quand quelques-unes seulement irriguent plus largement leur arrière-pays.
La nôtre - j’avais il y a quelques années fait réaliser une étude par l’économiste Laurent Davezies - fait bénéficier de sa dynamique bien des départements : les départements voisins, le Nouveau Rhône, et puis également le Nord Isère, la plaine de l’Ain ; mais aussi, grâce à ce qu’on appelle l’économie résidentielle, des départements plus lointains. La Savoie, la Haute-Savoie, l’Ardèche, la Drôme, par exemple, ne seraient pas ce qu’ils sont sans la force de l’agglomération lyonnaise.

Le deuxième sujet, au cœur de la problématique des gilets jaunes, est la lourdeur de la fiscalité. Il est vrai que celle-ci pèse beaucoup sur les classes moyennes, mais aussi sur nos entreprises, commerçants, PME, ETI, qui payent l’impôt quand les grandes entreprises internationales peuvent, parfois, y échapper. Et l’exemple des GAFA a souvent été cité. Il y a encore ces disparités sociales qui paraissent aujourd’hui disproportionnées à bien de nos concitoyens. Toutes les mesures qui visent à revaloriser les salaires, à encourager le travail, - et le gouvernement en a pris quelques-unes - sont donc les bienvenues. Mais derrière tout cela, il y a les faiblesses de notre économie. Nous avons ces faiblesses parce que les marges de nos entreprises avaient, au cours des dix dernières années, beaucoup baissé. Elles étaient les plus faibles d’Europe, ce qui empêchait l’investissement, la modernisation. On sait le retard qu’ont beaucoup de PME en matière de numérique, de robotique. Dans ce dernier domaine, la différence entre l’Allemagne et la France est considérable et c’est une partie de l’explication du manque de compétitivité de l’économie française. Nous sommes même, pour la robotique, derrière l’Italie. Résultat : en dix ans, nous avons perdu 700 000 emplois industriels et bien souvent, dans ces régions qui se sentent aujourd’hui en marge.
L'actu. lyonnaise en vidéos :

Oui, l’économie doit être la première de nos préoccupations, parce que sans richesse produite, il ne peut pas y avoir de redistribution. Vous savez que cela a été mon leitmotiv depuis que j’ai été élu Maire de Lyon.
Quelquefois, dans mes équipes, on pensait que c’était une obsession. Mais aujourd’hui, si l’agglomération lyonnaise est le deuxième pôle économique après l’Île-de-France, et loin devant les autres capitales régionales, si elle porte l’excellence dans ses filières historiques – sciences du vivant, industrie chimique – mais aussi de nombreux autres domaines - énergie, transport, métallurgie-, si elle est l’une des villes en tête de la FrenchTech, c’est bien parce que nous avons eu cette volonté-là. Nous avons continué à créer beaucoup d’emplois quand d’autres territoires en perdaient.
L’un de nos problèmes est même de manquer de personnes qualifiées dans des métiers pourtant bien rémunérés. Ce qui est vrai à Lyon, dans notre région, l’est à l’échelle nationale. Et c’est tout le sujet de la formation. Car il est paradoxal que nous restions avec un chômage élevé alors même que des emplois ne peuvent être pourvus. J’ai toujours pensé que développement économique et développement urbain devaient être liés. Notre ville rayonne aujourd’hui par son économie, mais aussi par les projets que nous avons lancés. Et je me réjouis que tous aient autant avancé. C’est vrai évidemment des grands projets – la Confluence, dont on voit bien qu’elle va, à terme, constituer un doublement de la Presqu’île – ; Gerland, de l’autre côté du Rhône ; la Part-Dieu, cœur économique de notre métropole où est en train prendre forme une nouvelle vision de la ville.
C’est vrai de nos quartiers en renouvellement urbain - Regardez la Duchère, Mermoz Sud -. C’est vrai de tous nos arrondissements. La dynamique lyonnaise s’étend maintenant à la plupart de nos communes. Et nous sommes en train de redynamiser celles qui présentent encore des fragilités. Les projets qui vont se développer dans le cadre du Nouveau Programme National de Rénovation Urbaine sont ceux que nous avions lancés au début de ce mandat. Il en va de même pour la mobilité. L’on voit aujourd’hui le métro se prolonger jusqu’aux Hôpitaux Sud, peut-être d’ailleurs jusqu’à l’A450, les travaux du tramway presque achevés en direction des Hôpitaux Est, et notre ligne forte bien engagée en direction de Villeurbanne.
La ville que nous voulons construire est une ville qui entend répondre à l’exigence de cette transition énergétique évoquée par le Président. 
Lorsque nous développons à Lyon la Smart City, celle qui s’appuie sur les technologies nouvelles, ce n’est pas par simple esprit de performance, mais parce que ce sont elles qui vont nous permettre de répondre au défi du réchauffement climatique, au défi de la pollution de l’air dont on sait l’impact sur la santé publique. J’ai toujours pensé que c’est par le changement de nos comportements, mais aussi par la créativité de nos chercheurs et de nos entreprises que nous pourrons répondre aux enjeux environnementaux. De plus en plus, économie et écologie vont aller de pair dans cette économie circulaire qui est en train d’émerger. On a pu le voir à Lyon lors du salon Pollutec. On peut le voir chez Solvay, avec ces nouveaux matériaux qui ont permis la belle aventure de Solar Impulse.
C’est parce que notre ville a cette dynamique-là que nous pouvons développer nos équipements scolaires, construire des crèches, nous doter de nouveaux équipements sportifs, faire rayonner nos institutions culturelles, accompagner les acteurs émergents.
Dans le domaine social, si aux côtés de la ville, le tissu associatif est aussi riche, c’est parce que nous l’avons, tout au long de ces années, soutenu. Nous avons passé des contrats pluriannuels avec nos MJC, nos Centres sociaux, avec toutes les structures qui aident, au quotidien, personnes âgées ou isolées, personnes porteuses de handicaps, toutes celles et ceux qui peuvent être en situation de fragilité.
Demain s’ouvre le grand débat national. Le Président de la République vient d’adresser sa lettre aux Français. Les thèmes qu’il met au cœur du débat sont ceux sur lesquels la Ville de Lyon s’est déjà engagée ; Fiscalité locale, - je rappelle que nous sommes l’une des villes où les impôts locaux, fonciers en particulier, sont les plus bas – J’ai eu l’occasion de l’évoquer lors du débat budgétaire. Deuxième thème engagé : l’organisation des collectivités locales. Lorsque nous avons créé la Métropole de Lyon, nous avons avancé dans cette voie. Reste à débattre aujourd’hui, et je sais que c’est un sujet sensible, du rôle de nos communes et de celui de la métropole. Troisième sujet : la transition écologique. Nous pouvons sans doute faire davantage encore, mais nous avons eu la volonté de l’engager. Enfin, donner plus de force au débat public et à la citoyenneté. Nous savons que c’est une exigence. Nous l’avons fait sur les rythmes scolaires, sur le plan Climaténergie.
La ville de Lyon va donc engager dans ce grand débat. Mais ce sont tous les acteurs de la ville qui doivent y participer. Et j’ai la conviction que vous avez, vous journalistes, un rôle majeur à jouer dans cette compréhension des mouvements sociaux en cours. Car au fond c’est bien ce qui fait le sens de vos professions : la recherche de l’intelligibilité. 
On le voit aujourd’hui davantage encore qu’hier dans ce monde de la communication régi par le numérique et les réseaux sociaux, où il faut à la fois faire face à l’abondance des informations et à la rapidité de leur diffusion. Les médias qui se distinguent sont ceux qui offrent aux lecteurs un surcroît d’analyse, ou qui sont en mesure de les aider à décrypter le vrai du faux.
Mesdames et Messieurs, L’année 2019, j’en suis sûr, sera une année passionnante. A chacune et à chacun d’entre vous, je renouvelle tous mes vœux. 

LYFtvNews (le forum)
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Laurent Wauquiez : communiqué du Syndicat National des Journalistes

SECTION SNJ RHÔNE

[LE PROGRÈS]

Laurent Wauquiez et France 3 : « Ça nous parle aussi au Progrès ! »

La section SNJ du Progrès apporte son soutien aux consœurs et aux confrères de France 3 au sujet de la « courageuse » décision de la direction régionale de France Télévisions d’interrompre la diffusion de sa série de reportages sur le bilan de Laurent Wauquiez à la Région, une série considérée comme « déséquilibrée » par la rédaction en chef de la chaîne.



La reprise de la diffusion, ce jour, ne change pas le fond du problème : les pressions effectuées par Laurent Wauquiez sur les rédactions sont en effet suivies d’effet.
« Depuis deux ans, on est amené à faire des reportages sur les annonces de Laurent Wauquiez et la question de l’équilibre ne s’est jamais posée dans l’autre sens » avait expliqué la rédaction de France 3 après l’interruption de la diffusion de la série (voir le communiqué intersyndical). Ce sentiment a une résonance particulière au sein de la rédaction du Progrès, qui n’a pas été épargnée non plus par les pressions du président de la Région, sous différentes formes (coups de fils de mécontentement, droits de réponses, suspension de sujets...).
La direction de la rédaction du Progrès lui a plusieurs fois donné raison et au sujet de l’information relatant la décision de France 3, elle s’est contentée du minimum, même pas syndical, avec la simple reprise de la dépêche AFP sur le web, et en ne publiant rien sur le print.
Laurent Wauquiez et son entourage sont à de nombreuses reprises intervenus dans le but d’influer sur le travail journalistique de notre rédaction, surtout quand elle ne se contente pas de relayer sa communication. En retour, la direction de la rédaction lui ouvre plus que très abondamment nos colonnes – bien au-delà de la plupart des autres politiques –  et souvent sans contradictoire.
La section SNJ du Progrès dénonce cette vision de la presse de celui qui est désormais en charge d’un parti politique et qui n’hésite pas à manier les leviers d’influence, reniant ainsi le principe fondamental de la liberté de la presse. Et profite de cette occasion pour rappeler la direction du Progrès à ses obligations : défendre l’indépendance de la rédaction contre toutes les pressions.
Paris, le 12 Janvier 2018
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Le discours de Jean Jack Queyranne pour la cérémonie des voeux du 9 janvier 2015

" Mesdames et Messieurs, Chers Amis, 
Cette année, après l’attaque perpétrée contre Charlie Hebdo, après l’assassinat de douze de nos compatriotes, après les sanglantes prises d’otages d’aujourd’hui dans la région parisienne, notre cérémonie prend un sens supplémentaire. Fallait-il la maintenir ? Je me suis posé cette question. Certaines collectivités ont renoncé à ce rendez-vous traditionnel. J’ai estimé que nous pouvions, que nous devions nous retrouver ce soir. 
La cérémonie s'est déroulée quelques minutes seulement après le
dénouement de la sanglante prise d'otages de Vincennes et l'assaut donné
par le Raid et le GIGN contre les assassins de Charlie Hebdo retranchés dans une imprimerie.
Après la stupeur, après l’indignation, cette cérémonie nous permet de rendre hommage à ceux qui sont tombés pour leurs dessins incarnant librement notre droit d’expression, à ceux qui sont tombés pour leur engagement comme ces policiers dont le métier était de protéger, à ces citoyens lâchement assassinés. 
Ayant exercé pendant quelques mois les fonctions de Ministre de l’Intérieur, je veux saluer la détermination et le courage des forces de l’ordre qui sont intervenues il y a quelques minutes et qui ont mis fin aux prises d’otages. 
Cette cérémonie nous permet de faire corps, de serrer les rangs, tout simplement d’être ensemble. 
Comme nous l’étions, nombreux, mercredi soir, place des Terreaux. Au delà de l’émotion et de la tristesse que nous partagions tous, j’ai personnellement été frappé, touché, rassuré par l’unité spontanée de notre peuple épris de liberté et de laïcité. Réunis contre l’obscurantisme, réunis pour affirmer notre foi dans les valeurs de la République et d’un Etat de droit. C’est le sens que les élus régionaux et moi-même entendons donner à cette cérémonie qui revêt une exceptionnelle gravité. Nous sommes tous, au niveau de nos responsabilités, dépositaires d’une parcelle de ce qui constitue notre communauté nationale. Je connais votre implication au sein de notre Région. Dans l’épreuve que traverse notre pays, nous avons un devoir : être présents, échanger, rassurer, combattre les psychoses, les peurs, les amalgames, rappeler que ce qui nous réunit est plus fort que ce qui peut nous diviser et nous opposer.
Nous le savons, nos concitoyens doutent parfois de la pertinence de nos institutions et de la politique. Mais ils se tournent vers nous, et c’est particulièrement vrai en ces temps douloureux car ils ont besoin de repères stables. Au sein de la République c’est l’essence même de notre institution régionale : elle n’est pas simplement un rouage administratif, un guichet supplémentaire mais une référence pour nos concitoyens. Et puis au-delà du deuil et de la solidarité quelle manière plus noble d’exprimer que face à la terreur nous ne renonçons pas à nous retrouver ensemble. C’est ce que les dessinateurs de Charlie Hebdo ont tenu à affirmer, parfois trop seuls, au fil de ces années où  ils combattaient avec leurs plumes et leurs crayons, la bêtise, l’intolérance, le racisme, la barbarie. Pour reprendre l’expression de Robert Badinter nous rendons hommage ensemble à «ces héros modernes de la liberté ».
Mesdames et messieurs, j’avais choisi de vous parler des Régions. Je le ferai brièvement. 2015 sera en effet l’année des Régions, avec bien sûr le renouvellement des assemblées régionales, avec aussi et surtout la naissance de 13 Régions françaises, à la taille des grandes Régions européennes (...)
 L’union de Rhône-Alpes et de l’Auvergne — Région qui sera demain la 7e d’Europe — est engagée depuis plusieurs mois. Nous avons travaillé main dans la main avec nos homologues auvergnats pour dessiner l’avenir de notre futur territoire. Nous affichons des idéaux communs parmi lesquels la solidarité avec les personnes les plus en difficulté, la solidarité entre les générations, la solidarité entre les territoires quels qu’ils soient, entre métropoles et campagnes, entre plaines et montagnes. Car chaque habitant, où qu’il vive, doit se sentir entendu, pris en compte, comme le veut la République. La préparation de notre union Rhône-Alpes/Auvergne ne se limite pas à notre institution. Beaucoup d’entre vous, dans le cadre de vos responsabilités, et dans des domaines aussi divers que l’économie, la formation, l’université, la culture, la protection de l’environnement ont déjà pris des initiatives pour envisager ensemble l’avenir commun de notre future grande Région. En juin 2015, les troisièmes rencontres du Conseil Montagne 2040 se dérouleront au mont Gerbier de Jonc, au pied duquel jaillissent les sources de la Loire, en haut de ce dôme anthracite, dans ce paysage basaltique, où la vue est imprenable sur Rhône-Alpes et l’Auvergne. Nous serons demain la première région de montagne du continent européen. Le défi revient à imaginer de nouveaux modes de vie, pour protéger ces espaces merveilleux, tout en accompagnant leurs habitants et leurs projets. Ce défi, nous le savons, est prodigieux ; il est le corollaire des nouveaux enjeux économiques et environnementaux de notre société.
Mesdames et messieurs, j’avais choisi aussi de vous parler du climat. Fin novembre débutera à Paris la XXIe conférence pour le climat. Elle réunira les Chefs d’Etat et de Gouvernements, 3 avec des milliers d’observateurs internationaux. Elle s’attachera à définir de nouvelles contraintes qui s’appliqueront aux Etats, tout en repérant les implications locales, au premier rang desquelles les Régions. La société civile sera plus fortement associée. Je suis persuadé que cette approche est la meilleure qui soit pour sortir des discours incantatoires et pour faire évoluer notablement les comportements. C’est cette approche que nous avons développée dans notre Région. C’est pourquoi Rhône-Alpes aura un rôle à jouer. Nous réunirons début juillet, ici même, la conférence préparatoire, « Climat et territoires » avec la participation des collectivités locales, des entreprises et des ONG des cinq continents. S’il faut des engagements fermes de la communauté internationale, il faut aussi les traduire concrètement. Le pic de pollution enregistré ces derniers jours dans les Alpes comme dans les grandes villes doit plus que jamais nous y inciter. Depuis dix ans, nous sommes à pied d’oeuvre pour transformer les mentalités dans notre Région. Car l’objectif consiste à faire évoluer nos modes de production, notre organisation des transports, notre façon de construire, c’est-à-dire à poser les fondations d’une croissance vertueuse dans un pays moderne.
Mesdames et messieurs, j’avais choisi de vous parler du rayonnement culturel de Rhône-Alpes. Nous sommes attachés à une présence forte, centrale, de la création artistique. Elle est et elle doit rester au coeur de notre action publique. Je veux réaffirmer notre soutien aux artistes au moment où, malheureusement, la culture est souvent mise à mal, où elle n’est pas suffisamment portée par une parole politique forte. Nous avons plus que jamais besoin des forces de l’esprit, de la vigueur de la pensée, des fulgurances de l’imaginaire. Après les premières oeuvres de Marc RIBOUD qui sont présentées jusqu’à fin Février, nous accueillerons sur le plateau la première grande monographie de Patrice GIORDA, pour qui les paysages et les atmosphères de notre Région ont souvent été source d’inspiration. Au printemps, notre Région participera à l’exposition universelle de Milan. Elle sera présente sur le pavillon France, comme premier partenaire de l’Etat. 150 pays déclineront leurs ambitions sur le thème « Nourrir la planète, Energie pour la vie », un thème cher à Rhône-Alpes, un autre défi d’avenir pour l’humanité.

Rayonnement culturel aussi avec l’ouverture, le 25 avril 2015, 
de la caverne du Pontd’Arc, autrement dit 
l’espace de restitution de la Grotte Chauvet. 

Ce lieu de culture, soutenu et financé par la Région, reconstituera à l’identique les premiers dessins de notre histoire, classées en 2014 au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est une expérience émotionnelle que nous partagerons et dont nous ressortirons transformés, comme nous le sommes tous lorsque nous sommes confrontés à la question vertigineuse de notre propre existence et du monde qui nous entoure. Question qui prend un relief particulier dans la période que nous vivons. C’est le propre de l’art d’esquisser des réponses, tout en ouvrant sur de nouvelles questions. Ici, parce que les fresques originelles 4 nous renvoient à nos aïeux de 36 000 ans, nous nous sentons bouleversés et grandis, à la fois de notre époque et incroyablement solidaire de la longue chaîne humaine.
 Mesdames et messieurs, chers amis, en ce début d’année 2015, nous devons nous accrocher aux belles avancées de notre société. Une équipe internationale d’astrophysiciens, avec Hélène Courtois de l’Institut de physique nucléaire de l’université de Lyon, présente parmi nous ce soir, vient d’aboutir à une découverte gigantesque, considérée comme l’une des dix découvertes majeures à l’échelle mondiale. Ces chercheurs ont identifié un supercontinent de galaxies, dans lequel se trouve notre Voie lactée. Cet espace a été dénommé Laniakea, ce qui signifie « horizons célestes immenses » en hawaïen, en hommage aux navigateurs d’Hawaï qui se dirigeaient dans l’Océan pacifique avec leur seule connaissance des constellations. Ces scientifiques, grâce aux nouvelles méthodes de cosmographie, en ont donné une représentation semblable à celles des cours d’eau d’un bassin versant, les courants galactiques s’apparentant à des rivières. Il y a deux ans, nous célébrions la découverte du Boson de Higgs par les savants du CERN, cet institut scientifique qui est implanté à la frontière franco-suisse. De l’infiniment grand à l’infiniment petit, chacune de ces découvertes nous élève. La science, la recherche, la volonté de comprendre, c’est cela aussi Rhône-Alpes, un formidable laboratoire, d’où jaillit la connaissance.
Plus que jamais, nous avons besoin de l’audace des chercheurs et des bâtisseurs, de l’imagination fertile des créateurs, de l’énergie des entrepreneurs, de l’exigence de justice des humanistes. C’est ainsi que nous nous opposerons aux imprécateurs, aux fanatismes et à l’ignorance. 
Je vous invite à nous retrouver autour d’un verre de l’amitié qui ce soir est aussi un verre de la fraternité pour continuer à échanger. Nous avons tenu cette année à ce que notre buffet soit réduit aux galettes et aux bugnes qu’ont confectionnées les élèves du lycée hôtelier de Tain l’Hermitage qui assurent le service. Aller vers des horizons immenses, de justice et de liberté, c’est ce que je souhaite à chacune et chacun d’entre vous, en vous présentant mes voeux de bonheur personnel, de réussite dans vos métiers, d’accomplissement dans vos passions et de solidarité absolue pour faire triompher la République. 
Je vous remercie.
Jean-Jack Queyranne,
Président 
de la Région Rhône-Alpes


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