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Licenciements chez Renault Trucks : les réactions

Anamorphose place Bellecour
Le groupe Volvo  a conservé
à St-Priest le siège
de sa filiale Renault Trucks -
Trois députés, de droite et de gauche, ont décidé de saisir conjointement le Ministre de l’économie après l'annonce d'un nouveau plan de licenciements par la direction de Volvo AB, le groupe suédois propriétaire de Renault Trucks.
 A la veille du comité d’entreprise du 28 avril 2015, les députés Yves Blein (PS), Xavier Breton (UMP) et Philippe Meunier  (UMP) ont reçu les délégués syndicaux des sites régionaux sur lesquels le groupe est présent.
Renault Trucks a confirmé les éléments d’un nouveau plan de suppression d'emplois. Ce plan concernera les services support au niveau européen (commerciaux et informatique) et aura des conséquences particulièrement importantes au niveau de l’emploi dans la région. 
700 postes sont concernés en France dont 500 suppressions nettes 
Cela se traduira par des départs volontaires mais aussi par des licenciements sur les sites de Vénissieux et de Saint-Priest en particulier. Malgré le redéploiement de certains services dans l’agglomération et l’accompagnement de départs volontaires, il faut s’attendre à près de 200 licenciements sur les sites de Vénissieux, Saint Priest et dans le département de l'Ain. 
Pour Yves Blein, député du Rhône et Maire de Feyzin, il s'agit là "d'une décision dramatique pour l’emploi dans la région lyonnaise qui paie un prix élevé au vaste plan mondial de réorganisation du groupe Volvo, alors que la France est un des pays où le groupe réalise de bonnes performances et où la qualité de ses installations et personnels n’est nullement en cause"
Les trois députés déclarent qu'ils seront particulièrement attentifs aux motivations du plan social et veilleront à ce que les services de l’Etat jouent pleinement leur rôle de contrôle et d’accompagnement si nécessaire. D’ores et déjà, les parlementaires ont saisi le cabinet du Ministre de l’économie pour l’alerter sur cette situation et obtenir de ses services la plus grande vigilance afin que tous les moyens d’accompagnement soient déployés dans les meilleures conditions. 
La bonne santé économique et financière du groupe ainsi la reprise des commandes sont cependant des signes encourageants et permettent de croire en la pérennité des sites de production dans l’agglomération lyonnaise et dans l’Ain. 
Les parlementaires notent d’ailleurs que les lignes de production ne sont pas concernées par le plan de suppression de postes. 
La réaction de Michèle Picard, Maire de Vénissieux
La Maire (communiste) de Vénissieux détaille dans un communiqué que la suppression de 591 postes en France, dont 512 sur le site Vénissieux / Saint Priest a été actée par le comité d'entreprise du 28 avril.
Une véritable saignée pour cette entreprise qui intervient un an après le plan de restructuration ayant déjà entraîné la suppression de 508 emplois, dont 319 sur les sites de Vénissieux et Saint- Priest, ainsi que la disparition de 800 postes de prestataires et intérimaires !
Pour Michèle Picard, il s'agit d'une "décision inacceptable et révoltante ! " D’autant plus que les ventes du constructeur de poids lourds ont augmenté de 35 % sur le premier trimestre 2015.
Pire encore, "de 2001 à 2013, 83 % des 11 milliards de bénéfices réalisés par le groupe Volvo ont été distribués aux actionnaires sous forme de dividendes", ajoute-t-elle. "Une fois de plus, c’est un des fleurons industriels de la région qui est mis à mal par un fonds de pension prédateur. Quid des emplois, quid de nos industries, de nos savoir-faire ? C’est le même scénario qui se répète inlassablement : dividendes pour les actionnaires, plans sociaux pour les ouvriers !"
L'élue locale demande de stopper la course à la rentabilité du fonds de pension Cevian. "Tout doit être fait pour contrer ce nouveau coup dur qui vient frapper en plein coeur ce constructeur historique. C’est la raison pour laquelle je demande que soit organisée, en urgence, une table ronde, sous l’égide du Préfet, en présence de la direction de Renault Trucks, des élus des villes concernées et des organisations syndicales. Je tiens à assurer mon soutien et ma solidarité aux salariés qui luttent actuellement pour préserver leurs emplois et sauvegarder ce patrimoine industriel unique".


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