Greenpeace, dans un communiqué, tient à démentir toute implication dans ces survols de drones. Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France, assure que, pour chacune de ses actions, Greenpeace agit à visage découvert et revendique ses actes. Ce fut le cas en 2012 lors, successivement, d’un survol de La Hague par un drone ou de la centrale du Bugey par un paramoteur.
"Nous demandons au Haut fonctionnaire de défense et de sécurité une enquête sur la sécurité aérienne des sites nucléaires. »
Dans six cas sur dix, c'est-à-dire dans les centrales nucléaires de
Gravelines, du
Blayais, de
Cattenom, de
Nogent-sur-Seine, du
Bugey et de
Chooz, EDF a porté plainte contre x et a publié une information sur le site internet de la centrale. Selon d’autres sources, le site de
Superphénix (Isère), le site du Commissariat à l’Energie Atomique de
Saclay dans l’Essonne, la centrale nucléaire de
Pierrelatte (Drôme) et la centrale nucléaire de
Fessenheim s’ajoutent à la liste et ont également connu un ou plusieurs survols de drones.
Les survols incriminés ont eu lieu parfois le même jour sur quatre sites éloignés,
Bugey,
Gravelines,
Chooz,
Nogent-sur-Seine le 19 octobre par exemple, ce qui témoigne d’une opération de grande envergure.
« Nous sommes très inquiets de la survenue et de la répétition de ces survols suspects sans qu’aucune réponse sur leur origine ne soit fournie ni par EDF ni par les forces de l’ordre, explique
Yannick Rousselet.
Les délais entre la survenue de ces survols et le dépôt de plainte par EDF et l’absence d’information sur certains des sites survolés laissent vraiment interrogatifs. »
Greenpeace France s’est dès ce mardi 28 octobre rapprochée de l’Autorité de sûreté nucléaire, de la sécurité d’Areva et du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité pour avoir des explications au sujet de ces survols.
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