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Changement de tête au groupe EELV du conseil régional Rhône-Alpes





             
Depuis 2010, le groupe d’élus EELV au conseil régional était présidé en tandem par l’Isérois Eric Piolle et la Savoyarde Alexandra Cusey. Eric Piolle passe la main de la co-présidence à Jean-Charles Kohlhaas, toujours aux côtés d’Alexandra Cusey. Voici les trajectoires de trois élus impliqués.

Alexandra Cusey, impliquée tous azimuts 

Alexandra Cusey - Photo : Marie BienaiméA 38 ans, Alexandra Cusey, graphiste de métier, n’est pas une nouvelle venue en politique. La politique, elle la pratique au sens large et avec un grand « P ». « Il y a tant de façons de militer : par sa consommation réfléchie, par le temps donné aux autres, par l’énergie mise dans des associations ou dans un parti, explique-t-elle, l’important est de sortir du dogme et, humblement, de faire vivre ses idées. »

Toute jeune, on l’aperçoit en tête de manifs lycéennes ; puis, d’associations en collectifs, on la retrouve militant pour la solidarité Nord-Sud et les droits humains, contre le conflit israélo-palestinien… « C’est d’abord la révolte qui m’a guidée ». 

De l’associatif au politique

Puis, au fil de l’action, l’engagement associatif a nourri un engagement plus politique : « J’ai pris conscience de la nécessité du respect de l’autre, du travail collectif, de la non violence et de la persévérance. Mais surtout, il m’est apparu nécessaire de m’investir pour un autre projet de société. J’ai adhéré à un parti : Les Verts, c’était une évidence. »
A la Région, Alexandra poursuit son action persévérante pour les droits humains, notamment au sein de la commission « politique de la Ville ».

Jean-Charles Kohlhaas : l’infirmier mordu des trains 

Photo Jean-Charles Kohlhaas
Soins aux malades, batailles électorales, technique ferroviaire : quand Jean-Charles Kohlhaas s’engage, c’est à 100 % et avec passion. C’est aux urgences de l’hôpital qu’il commence sa carrière d’infirmier sur les chapeaux de roues. « J’aimais l’adrénaline que cela m’apportait. Je ne vivais que pour cela, mes horaires étaient complètement décalés, je n’avais plus de relations humaines. »

C’est pourquoi il rejoint la Croix-Rouge pour devenir directeur adjoint de l’urgence : « C’était à la fois un travail lourd et qui reposait sur le bénévolat. Le mouvement associatif est une bonne école. Il m’a permis de découvrir que je savais m’adresser aux gens. Cela m’a aidé pour entrer en politique. »
C’est ainsi qu’en 1995, il se présente dans une liste aux municipales de Chaponost, près de Lyon, Il devient président du centre social de la ville, une association en mauvaise santé financière. «J’ai repris l’organisation, ce qui a impliqué une restructuration du personnel. C’était un travail de chef de PME en difficulté.»

Ferrovipathes

A la fin des années 90, il se rapproche de Martine Aubry et réfléchit à structurer son engagement. «Avec quelques collègues, nous éprouvions le besoin d’un réseau et d’une formation. En même temps, je ne voulais pas d’un parti trop fermé. Pour moi, Les Verts étaient celui qui ressemblait le moins à un carcan.»
C’est là qu’il rencontre des militants passionnés de la chose ferroviaire et des transports collectifs, des «ferrovipathes». Il «mord à l’hameço », et lui qui n’avait aucune connaissance en la matière deviendra progressivement l’un des meilleurs spécialistes des réseaux ferroviaires des milieux politiques rhônalpins. «Quand je fais quelque chose, j’ai envie de le faire à fond», dit-il dans un sourire.

Candidature autonome

Fidèle à ce principe, il prépare pendant deux ans sa candidature aux cantonales de 2001. Il cherche à donner de la cohérence aux 14 candidatures du Rhône avec des professions de foi communes. Les scores sont bons, il prend la tête du parti dans le département.
Aux régionales de 2004, il milite pour une candidature autonome des Verts face au PS. A nouveau, la liste dépasse les 10 %. Jean-Charles Kohlhaas devient conseiller régional, réélu en 2010. Parallèlement, il conserve une activité d’infirmier libéral pour garder un lien avec le terrain.

Eric Piolle, l’ingénieur solidaire 


Eric-piolleDe prime abord, Eric Piolle ne colle pas aux clichés. Du temps où il était ingénieur dans un grand groupe d’informatique, il passait beaucoup de temps connecté à l’Internet ou au téléphone, communiquant avec l’autre bout du monde.

Tout cadre qu’il était, Eric Piolle est aussi depuis longtemps un militant, engagé dans des structures de soutien à des personnes en difficultés. Parent d’élèves solidaire, il est le créateur à Grenoble d’une antenne du Réseau de solidarité avec les enfants de familles sans-papiers (RESF).

Dépasser le mythe de la croissance

Dès 1993, il a suivi les réflexions de Pierre Larrouturou autour de la semaine de 4 jours. De là, le passage à l’écologie politique lui a semblé logique. Il considère qu’il est urgent de dépasser le productivisme afin de passer à un modèle de croissance au service de l’humain et de ses besoins essentiels : éducation, transports, alimentation saine, logement… «Les responsables politiques courent trop après le mythe de la croissance ! Europe Ecologie est à mon sens actuellement la seule force portant un projet global et cohérent, en-dehors d’une gauche gestionnaire et d’une droite individualiste et déconstructive.»
Finances, recherche, économie et emploi restent ses domaines de prédilection.

(Communiqué du groupe EE- LV) 

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